Le bondage actuel puise ses origines dans la société japonaise où l’utilisation de la corde sous toutes ses formes date du XVe siècle. Les samouraïs ne pouvaient être entravés que par un spécialiste, le nawashi. Le Kinbaku, châtiment corporel, apparut à cette période.

XVème siècle : La période sanglante de Shinkoku ou le règne de Tokugawa. La société japonaise vécut une période de guerre sanglante sous un règne de dictature qui dura jusqu'en 1560. Selon la règle de Tokugawa, en 1542, on promulgua un code présentant 4 degrés de torture basés sur la corde pour les criminels. Le premier degré était de se servir de la corde pour fouetter ou flageller, le second était d'attacher une pierre à la corde et de s'en servir comme masse d'arme, le troisième consistait à créer des points de compression infligeant des séquelles graves et irréversibles, et enfin le quatrième était la suspension qui pouvait parfois durer plusieurs jours. Dans les trois derniers degrés, l'issue de la punition était généralement fatale. Vers 1560, ces méthodes prirent fin. L'utilisation de la corde comme un outil de torture n'a plus jamais eu lieu depuis.

1600 à 1878 : Période Edo. Après la période sanglante de Shinkoku, une technique appelée hojo-jutsu fut développée : il s’agit d’un art martial employé pour attraper et retenir des criminels ou des prisonniers. Une technique précise de l'usage de la corde pour attacher et contraindre un prisonnier a vu le jour et a été codifiée, chaque village conservant jalousement sa propre technique. Le prisonnier, selon sa classe sociale et le crime qu’il avait commis, n’était pas attaché de la même manière. L'utilisation de la corde comme forme érotique reste très floue durant cette période.

Le bondage moderne : la fin du 19ème siècle et de la période d'Edo fait apparaitre les premières images érotiques japonaises. L'usage de la corde y est représenté. Ces images s’exporteront par le biais de la présence américaine au Japon ; il en ressortira un nouveau style de bondage appelé anglo-saxon, s’inspirant partiellement des techniques japonaises mais utilisant d’autres types d’attaches que la corde traditionnelle japonaise en jute (nylon, chanvre, coton…). Et au début des années 1950, des photographes comme John Willie publièrent les premières photos de bondage aux Etats-Unis.
A titre anecdotique, certains policiers japonais portent toujours un morceau de corde sur leur uniforme, qu’ils utilisent à la place de nos traditionnelles menottes !
L'art moderne des jeux de corde n'est pas cruel, ce n’est pas une pratique de torture comme malheureusement certaines vidéos nous le présentent. Il est consensuel, pratiqué entre personnes majeures, avec des frontières clairement définies au préalable.